Gala, la muse absolue de Salvador Dali

Épouse et muse de Salvador Dalí, Gala, de son vrai nom Elena Ivanovna Diakonova, est née en Russie le 26 août 1894.
Égérie des surréalistes, elle fut d'abord l'épouse du poète Paul Eluard et la maîtresse de Max Ernst. Au cours de l'été 1929 Dalí invite en Espagne Eluard et Gala dont il tombe éperdument amoureux. Dalí écrit dans La Vie secrète : « Elle était destinée à être ma Gradiva*, celle qui avance, ma victoire, mon épouse ». 

Dans les années 40, ils partent ensemble aux États-Unis. Gala joue alors un rôle essentiel dans le succès de Dalí : c'est elle qui organise les expositions, supervise la vente des toiles, gère journalistes et photographes, conclut les marchés. 

En 1958, Dalí et Gala se marient religieusement au sanctuaire des Àngels, près de Gérone et créent ensemble leur maison surréaliste à Portlligat. 

En 1968, le peintre achète pour Gala un château à Púbol, auquel il ne peut accéder qu'avec autorisation préalable écrite de celle-ci. En 1982, Gala y meurt et y est enterrée. Depuis 1996, le château, devenu Maison-Musée Château Gala-Dalí de Púbol, est ouvert au public. Gala a mis le génie au travail et a révélé Dalí à lui-même : « C'est Gala qui découvre et m'apporte toutes les essences que je transforme en miel dans la ruche de mon esprit. Sans Gala, le monde n'aurait pas de génie en ce moment : Dalí n'existerait pas ». 

* Ce nom provient du titre d'un roman de W. Jensen, dont le personnage principal est Sigmund Freud : Gradiva en est l'héroïne et elle permet la guérison psychologique du protagoniste)